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SOLO LEVELING : Le LOSER qui a conquis le Monde des ANIMES

Titre original : Ore Dake Level Up na Ken (俺だけレベルアップな件)
Adapté du webtoon sud-coréen écrit par Chugong, illustré par Dubu (Redice Studio).
Production de l’anime : A-1 Pictures
Diffusion : Janvier 2024 – Mars 2025
Saison 1 : 12 épisodes
Saison 2 : 13 épisodes
Réalisation : Shunsuke Nakashige
Musique : Hiroyuki Sawano

Le début : du bas de l’échelle au top du classement

Au commencement, Solo Leveling a tout du bon vieux cliché… sauf qu’il le fait bien.
Sung Jin-Woo, surnommé le “plus faible des chasseurs”, est un loser magnifique. Trop gentil, trop fragile, mais obligé de risquer sa vie pour payer l’hôpital de sa mère comateuse.

Puis vient LE donjon-piège : double portail, massacre collectif et apparition du “Système” — un programme mystérieux qui le transforme en “joueur”. Il devient le seul à pouvoir gagner de l’XP, monter de niveau, recevoir des quêtes, choper des armes et des objets qui déchirent. Triche activée. Overcheat autorisé.… Bref, innovant, malin, et surtout redoutablement addictif. Et toi, pauvre spectateur, condamné à attendre une semaine pour savoir s’il va juste éternuer ou pulvériser un dragon.

La progression : le plaisir coupable du power fantasy

L’anime joue parfaitement avec la dopamine du spectateur.
Chaque épisode, Jin-Woo devient un peu plus puissant. Chaque niveau gagné, chaque compétence débloquée, c’est une claque visuelle et un soupir de plaisir.

Mais attention : contrairement à d’autres shōnens où le héros galère pendant 150 épisodes,
ici c’est :

Et pourtant, on ne se lasse pas. Pourquoi ? Parce que la mise en scène est dingue, et que l’histoire ne se contente pas de l’action. Elle glisse progressivement vers quelque chose de plus grand, de plus mystique : les ombres…

SPOILS (Clique si tu n’as pas peur)

… les monarques, les souverains, la guerre interdimensionnelle…

Ce qui commence comme un roman de survie urbaine devient un conflit cosmique entre divinités de l’ombre et monstres millénaires. Oui, tout ça. Et néanmoins, ça passe crème.

Le cœur du récit : l’isolement, la responsabilité et le deuil

Là où Solo Leveling surprend vraiment, c’est dans la solitude croissante de Jin-Woo.
Plus il monte en puissance, plus il s’éloigne des autres. Il devient un Dieu vivant, mais il reste émotionnellement paumé, incapable de se connecter aux humains ordinaires. C’est un thème central, abordé avec finesse dans l’anime :

C’est là qu’entre la fameuse “malédiction du héros” : plus tu es fort, plus tu es seul. Jin-Woo est un personnage tragique déguisé en boss de MMORPG.

L’expansion du monde : géopolitique, guildes et donjons XXL

Dès la seconde moitié de la saison, l’intrigue s’élargit.
Le monde commence à se rendre compte que la Corée possède un monstre en costard, et les grandes puissances (USA, Japon) veulent s’en mêler. Les enjeux deviennent mondiaux, presque politiques.

C’est bien mené, même si certains arcs secondaires sont expédiés trop vite (Helloooow les guildes japonaises, on vous a à peine connues que vous étiez déjà KO). L’anime devrait avoir l’opportunité de corriger ça dans la ou les saisons suivantes.

Les failles du scénario

Parce que oui, même avec des ombres classes et des explosions sublimes, Solo Leveling a ses défauts :

Et enfin, le plus gros défaut à l’horizon (du webtoon surtout) :

Pourquoi SOLO LEVELING ? Et surtout, pourquoi un studio japonais ?

Solo Leveling, c’est le blockbuster du webtoon coréen. Il a explosé les compteurs sur KakaoPage, en Corée, et Tappytoon/Webnovel à l’international. Avec une popularité comparable à celle d’un BTS version fantasy, il fallait bien une adaptation animée.

Mais voilà : la Corée n’a pas encore l’infrastructure pour produire de grands animes TV hebdomadaires comme au Japon. Du coup, Kakao Entertainment s’est associée avec Aniplex (filiale de Sony), et hop, c’est le studio japonais A-1 Pictures qui a décroché le jackpot. A-1, c’est aussi le studio derrière Sword Art Online ou Erased, donc côté tension dramatique et héros traumatisés, ils connaissent.

Le choix de la coopération Corée-Japon a pu surprendre, compte tenu de l’histoire entre les deux pays, mais ici, le soft power et les billets verts ont gagné : adaptation japonaise, doublage japonais… avec une subtilité : les noms coréens ont été conservés, contrairement à certaines rumeurs initiales. Ouf.

Fidèle au webtoon ou trahison ?

C’est une adaptation très respectueuse de l’œuvre originale, voire quasi plan par plan sur certains épisodes.
Mais quelques différences notables :

Par contre, ton traumatisme est partagé : les pieds du générique de fin. Non mais pourquoi ? À chaque épisode, tu veux vivre tes émotions… et bim, pieds. Si rageant ! Qu’on les lui coupe, bon sang !

Awards et reconnaissance

Où en est-on ?

La saison 2 s’est terminée pile au moment où Sung Jin-Woo entre sérieusement dans la ligue des grands : nouveaux ennemis, nouvelles responsabilités, et un monde qui tremble à chaque clignement de ses yeux.
On entre donc dans l’arc des S-rank, puis très vite dans l’arc international avec les guildes américaines, japonaises, et les portails menaçants tout ce qui vit sur Terre.

Les attentes des fans pour la saison 3 (et les possibles suivantes)

ENCORE DU SPOIL (Sauf si tu as lu le webtoon)

Un rythme maîtrisé (merci d’arrêter de sprinter)

Le webtoon avait tendance à foncer en mode :

  • Épisode 1 : il apprend un truc.
  • Épisode 2 : il devient un demi-dieu.
  • Épisode 3 : il tue le demi-dieu.

On attend de l’anime qu’il dilue intelligemment les infos et donne plus d’émotion aux grands événements, comme :

La montée des enjeux mondiaux (la Corée, les USA, les donjons de rang national)
Les révélations sur les monarques et les souverains
La relation père/fils (aka papa Jin-Woo qui revient de nulle part…)
Les combats et décision finale avec des explications claires, ainsi que les conséquences qui vont de pair.

Développement des personnages secondaires

Le webtoon a oublié des pépites en route :

Une vraie tension narrative (et pas juste « Jin-Woo est invincible »)

Soyons honnêtes : Jin-Woo en fin de saison 2, c’est déjà une machine de guerre.
Mais la série doit encore :

On veut vibrer. Pas juste regarder un carnage stylé. (Enfin… un peu aussi, mais quand même.)

Verdict final

Solo Leveling est bien plus qu’un anime de leveling : c’est un récit de solitude et de dépassement, sublimé par une animation magistrale. Il ravive la flamme des fans de shōnens nerveux, tout en offrant une réflexion (très légère) sur ce qu’implique devenir trop fort, trop vite.

Si la saison 3 (et plus) corrige le rythme et développe son univers comme il le mérite, Solo Leveling pourrait bien marquer une génération entière d’anime-lovers.

La chanson qui t’annonce que Jin-Woo est très très fâché et qu’il va casser des bouches

Elle te file des frissons instantanément. Tes yeux sont grands ouverts et ton petit cœur bat la chamade.


Alors, et toi ? Qu’as-tu pensé de SOLO LEVELING ?

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2 réponses à “SOLO LEVELING : Le LOSER qui a conquis le Monde des ANIMES”

    • Franchement on s’y laisse prendre. Les 2 premiers épisodes, je les ai trouvés bof et puis, sans même m’en rendre compte, je guettais la suite jusqu’à lire les scans jusqu’à la fin.

      Aimé par 1 personne

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