Encore disparue du blog… Je me suis séparée et une séparation avec enfants, c’est un peu comme un tremblement de terre… sauf que les meubles restent, et que les enfants deviennent des secousses émotionnelles ambulantes. Ma vie est devenue un tourbillon et fatalement, j’ai laissé les écrits de côté. Depuis, j’ai aéré mon petit ciboulot et me voici prête à en parler.
Une séparation, ce n’est pas seulement deux adultes qui se quittent. C’est un déménagement. Des cartons. Un changement d’école parfois. Des repères qui disparaissent. Une organisation familiale à reconstruire. Des dépenses imprévues. Une fatigue émotionnelle intense. Et, souvent, des tensions qui ne concernent pas uniquement les adultes.
Chapitre 1 : La cohabitation… ou le remake catastrophe
Sérieusement, pourquoi tout le monde croit que vivre ensemble est obligatoire pour être un vrai couple ? Pour certains, c’est romantique. Pour moi, à la fin, ça ressemblait plutôt à :
- Mission impossible : obtenir un appartement – j’ai harcelé toute la mairie, pour laquelle je bosse, jusqu’au maire. Échec cuisant.
- Le chien démoniaque – celui de monsieur, qui faisait ses besoins dans le salon, laissait des touffes de poils partout, aboyait pour rien et s’allongeait sur le canapé avec provocation… oui oui, il me provoquait.
- Le vide, c’est la liberté – j’ai donné quasi tous mes meubles pour partir légère. Aucun souvenir et surtout, un déménagement express pour partir 2 jours après la signature du bail.
Et en bonus : le cache-cache humain – dès que j’entendais monsieur à l’étage supérieur, je rebroussais chemin en râlant. Je me suis auto-élue « stratège du plancher inférieur ».
Chapitre 2 : Le miracle de Noël (ou comment j’ai gagné ma liberté)
Heureusement, tout n’était pas noir. Grâce à Josselyn, l’agent immobilier de génie, j’ai trouvé un petit appartement.
- J’ai abandonné mon poste pour aller le visiter. Oui, j’ai fait ma rebelle. Oui, ça a payé.
- Dernière sur la liste mais première à être appelée : bingo ! J’ai surnommé cette victoire “le miracle de Noël”.
- Le jour du déménagement, je suis partie de bon matin dans le camion de mes deux déménageurs embauchés pour l’occasion… et j’ai même récupéré le numéro de l’un d’eux. Échange sympa, rires, mais trop jeune. Après tout, il ne faudrait pas confondre liberté et désespoir amoureux ! Cependant, je l’avoue, ça fait du bien au moral.
Chapitre 3 : Aimer sans fusionner
Alors voilà ce que je veux aujourd’hui :
- Être le plat du jour, pas le buffet libre-service. EX-CLU-SI-VE ! Je le suis ! Et sûrement pas la reine des abeilles !
- Un partenaire mature, qui comprenne que je suis maman, que je bosse, et que j’ai besoin de respirer.
- Quelqu’un qui soit vraiment heureux de me voir, moi, pas juste un mec affamé.
Et le plus beau ? Ça existe déjà. Ce modèle, ça s’appelle LAT (Living Apart Together). On s’aime, on s’engage, on communique… mais on garde chacun son chez-soi. Pas de stress, pas de chaussettes perdues, seulement du plaisir à se retrouver. Cette option est de plus en plus courante et ne traduit aucunement un manque de sérieux dans les sentiments.
Chapitre 4 : Prudence ou fermeture ?
Oui, j’ai mis un gros panneau “zone sensible” autour de mon cœur.
Mais ce n’est pas pour me fermer à l’amour.
C’est juste pour que l’amour arrive au bon endroit, au bon moment, et qu’il ne transforme pas ma vie en logistique bordélique.
La cohabitation n’est pas une preuve d’amour
Dans notre imaginaire collectif, vivre ensemble est souvent perçu comme une étape obligatoire, presque comme une validation du sérieux d’une relation. Pourtant, ce modèle correspond-il à tout le monde ? Pas forcément.
Pour certaines personnes, la cohabitation apporte de la sécurité et du confort. Pour d’autres, elle représente une fusion trop rapide, une perte d’espace, ou un risque important — surtout lorsqu’il y a des enfants impliqués.
Refuser de revivre un scénario instable n’est pas un rejet de l’engagement. C’est une façon de redéfinir ses priorités.
Chapitre 5 : Refuser le chaos, pas l’amour
Alors voilà. Moi, je refuse le chaos.
Je veux aimer, être aimée… mais sans devoir refaire le puzzle familial et combler le gouffre financier à chaque mec qui voudra me menotter à lui.
Et si toi, lecteur ou lectrice, tu te reconnais dans ce choix… bienvenue dans le club des adultes lucides qui savent que parfois, aimer, c’est mieux à distance… mais avec des moments qui font sourire et pas pleurer.
Et entre nous… garder un appartement tranquille, c’est aussi pouvoir manger son chocolat devant Netflix sans jugement, dormir en ronflant sans s’inquiéter de l’autre, ne pas devoir simuler de migraine, choisir ses repas, acheter ce que l’on veut, recevoir des colis sans une réflexion et ne pas attendre que le jardin soit tondu un jour ! Et ça, ça n’a vraiment pas de prix.





3 réponses à “Je ne veux plus cohabiter : ou comment aimer sans contrainte”
bonjour, comment vas tu? contente de te revoir parmi nous. je te comprends à 100%, étant divorcée, puis séparée du suivant… je suis tellement heureuse seule! pour toutes les raisons que tu cites. je te souhaite de t’épanouir. passe une belle soirée et à bientôt!
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Bonnes ondes pour cette nouvelle vie !
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Je te remercie infiniment 😘
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