SYNOPSIS
Une jeune femme, Choi Sung Young, est retrouvée morte au pied d’un immeuble. Suicide ou meurtre?
Les policiers enquêtent et portent tout naturellement leur attention du coté du petit-ami Hong Tae Sung, le fils rebelle et illégitime de la famille Hong propriétaire du très influent Haeshin Group.
Mais, ils ne semblent pas être les seuls. Un autre homme veille, animé d’une haine féroce depuis ce soir fatidique où, enfant, il fut la triste victime de l’égoïsme des Hong et perdit tout ce qu’il avait de plus cher.
En effet, alors soupçonné d’être le fils illégitime du président Hong, conçu hors-mariage, Choi Tae Sung a été brutalement arraché à ses parents bien-aimés pour mener une nouvelle vie en compagnie des Hong. Mais alors qu’il commence enfin à prendre ses repères et à les considérer comme sa famille, nouveau coup du sort, un test ADN remet en cause leur lien de paternité.
Le vrai fils Hong Tae Sung est aussitôt retrouvé, et lui, immédiatement congédié et abandonné sur le trottoir sous une pluie torrentielle. Malheureusement, alors qu’il attend en pleurs que ses premiers parents viennent le récupérer, le chiot qu’il tenait en laisse s’échappe provoquant un accident de voiture et malencontreusement la mort de ses parents sur le point d’arriver. Désormais orphelin, blessé et rejeté, il doit surmonter sa peine; une peine qui vingt ans plus tard s’est transformée en haine profonde et impitoyable.
Dès lors, il ne rêve que d’une chose, la vengeance! Il est déterminé à faire payer la famille Hong au centuple et pour cela a un plan tout établi: approcher chacun des membres de la famille un par et les détruire entièrement, eux ainsi que leur trop grande fierté. C’est donc sous le nom de Shim Gun Wook qu’il séduit la fille cadette des Hong, Mo Ne, en enfilant le costume d’un doubleur/cascadeur, et obtient ainsi grâce à elle le poste de secrétaire personnel de son frère, Tae Sung. Désormais bien implanté au sein du groupe et libre de les observer à sa guise, l‘anéantissement de la famille Hong peut enfin débuter.
Au milieu de cette tourmente évolue également Moon Jae In, conseillère en art de la galerie Didin affiliée au Haeshin Group. Elle aussi est très attirée par la famille Hong, mais pour une tout autre raison: blessée depuis qu’elle s’est faite rejetée par son ancien petit-ami qui lui a préféré une femme d’un rang social plus élevé, Moon Jae In est déterminée à séduire un homme riche et Hong Tae Sung est, pense-t-elle, le candidat parfait. Mais froid, égoïste, irresponsable et versatile, celui-ci est centré sur ses propres blessures et n’a rien du parfait gentleman.
Quel sera le sort de ces deux personnages prêts à tout pour parvenir à leurs fins…
TRAILER
FICHE TECHNIQUE
- Titre Hangul: 나쁜 남자
- Titre romaji: Nappeun Namja
- Aussi connu sous: Bad Guy / Bad Man / Bad Boy
- Pays: Corée du sud
- Genre: Thriller, mélodrame, mystère, romance
- Épisodes: 17
- Chaine productrice: SBS
- Période de diffusion: du 26 mai au 05 aout 2010
- Horaires de diffusion: le mercredi et jeudi à 21:55
- Réalisateur: Lee Hyeong Min [Sorry I Love You (2004), Sang Doo, Let’s go to school (2003), Winter Sonata (2002)]
- Scénariste: Kim Jae Eun [Iris (2010), Hometown Legends (2008)]
CASTING
Rôles principaux
- Kim Nam Gil est Shim Gun Wook
- Han Ga In est Moon Jae In
- Kim Jae Wook est Hong Tae Sung
- Oh Yun Soo est Hong Tae Ra
- Jung So Min est Hong Mo Ne

MON AVIS
Bad Guy est une habille alliance entre thriller, vengeance et histoires sentimentales. Tous les ingrédients sont réunis dans l’unique but de capter au maximum l’attention du téléspectateur:
- un personnage principal meurtri par un passé douloureux et qui ne vit que pour détruire la riche et puissante famille Hong à l‘origine de touts ses maux;
- un climat sombre et chargé de tension;
- des intrigues à la pelle;
- le tout posé sur fond de romance impliquant pas moins de trois triangles amoureux (hé oui rien que ça!).
Autant dire que le scénario ne manque pas de complexité et de rebondissements.
Mais bien au-delà de tout cela, ce qui fait le réel attrait de Bad Guy est avant tout son suspense savamment distillé et le mystère omniprésent qui y règne. Les informations clefs à la compréhension de l’histoire sont sans cesse délivrées de manière subtile, laissant ainsi le temps au téléspectateur de faire ses propres déductions et analyses. Ainsi mit à contribution, il se retrouve littéralement suspendu aux moindres faits et gestes de Shim Gun Wook, se demandant continuellement quelle forme prendra sa vengeance, qui sera sa prochaine victime, jusqu’où celui-ci est prêt à aller pour l‘assouvir, et aussi quand viendra le moment de se faire démasquer car n’oublions pas que la police rode toujours autour des Hong et qu’à un moment ou un autre elle finira bien sur ses traces…
Un ensemble de questions, donc, qui accroissent fortement la curiosité et l’intérêt d’un téléspectateur perpétuellement dans l’expectative, car jamais on ne sait quelle tournure prendront les événements.
Mais ce choix est certainement du à une volonté de la part des scénaristes de ne pas trop perdre un téléspectateur déjà quelque peu décontenancé par le déroulement plutôt lent et chaotique du premier épisode.
En effet, dès les premières secondes on est plongé sans autre forme d’explications au cœur d’une intrigue déjà bien implantée (le suicide ou meurtre de Choi Sung Young) avec des personnages qui quant à eux semblent évoluer indépendamment les uns des autres. On sent qu’il y a forcément une corrélation entre tout les faits mais, perdu, on ne voit pas vraiment laquelle. C’est un peu le même effet, si vous voulez, que de prendre un film en cours de route en ayant raté les 15 premières minutes. Heureusement, le cap des premiers instants passé, ce sentiment s’estompe au fur et à mesure que le scénario se met réellement en place et prend de la cohésion pour finalement devenir de plus en plus captivant au fil des épisodes.
Ainsi, Hong Tae Sung (interprété par Kim Jae Wook, le monsieur gaufre de Coffee Prince !) n’est pas l’homme capricieux, imbu de lui-même que l’on pourrait croire mais juste quelqu’un qui a toujours manqué d’amour dans sa vie et qui, désemparé et doutant de lui, ne demande que la reconnaissance de sa famille.
Hong Tae Ra (interprétée par Oh Yun Soo) emplie son rôle de fille aînée à la perfection: belle, sophistiquée et froide, elle a accepté pour le bien de sa famille un mariage arrangé avec un procureur renommé. Mais étouffée par cette attitude de commande, en elle c’est une nature plus fougueuse et passionnée qui ne demande qu’à s’exprimer.
Vice et versa, les personnages doux et innocents révèlent petit à petit des aspects plus sombres ou plus lâches de leur caractères.
Le président Hong, patriarche de la famille, n’est pas celui qui détient le pouvoir décisionnel mais bien sa femme, issue d’une noble lignée. C’est elle qui est à l’origine de tout ce qu’il se passe aussi bien dans le Haeshin Group qu’au sein de la famille Hong, et lui, trop faible ou trop couard, n’ira jamais à son encontre.
La douce et naïve Hong Mo Ne (interprétée par Jung So Min) se durcit au fur des événements jusqu’à devenir une jeune femme aigrie et déchirée par un amour à sens unique.
Moon Jae In est une femme ambitieuse qui utilise son intelligence et sa beauté pour améliorer sa condition sociale en choisissant de séduire un potentiel parti riche. Mais même si sa démarche peut sembler vénale, au fond ce qu’elle recherche vraiment c’est juste un homme qui veuille bien l’aimer sincèrement.
Aucun de ces personnages n’est parfait, loin de là, mais c’est justement quand ils montrent leurs failles qu’ils deviennent d’autant plus humains et par conséquent intéressants.

Bad Guy est clairement un drama captivant avec une réalisation soignée et une bande-son en accord avec l’ambiance, mais on ne peut cependant pas occulter certains défauts au niveau scénaristique. Je n’ai pas compris pourquoi la vengeance de Shim Gun Wook devait impérativement inclure tous les membres de la famille Hong. Même s’il exècre le nom des Hong et veut faire souffrir les parents, inclure les enfants qui n’ont d’autre infortune que de porter le même nom, n’est pas à mon sens très sensé et convenable. Mais Shim Gun Wook l’est-il vraiment? Apparemment non.
Plus gênant, le drama n’hésite pas parfois à basculer dans quelques complications ou excès mélodramatiques dont le scénario aurait en fin de compte très bien pu s’en passer. Je pense notamment à la scène du premier épisode où l’on voit l’accident des parents de Shim Gun Wook, un brin trop lacrymale et peu crédible : l’accident est provoqué par le chiot qui comme par hasard s’échappe au moment où arrive la voiture des parents, causant leur mort subite ainsi que celle du pauvre chiot. A vouloir trop en faire en mettant un maximum d’éléments, au lieu d’aiguiser l’éveil du téléspectateur, c’est surtout le scénario qui en sort alourdi.

Mais tout cela ne sont que des détails qui n’alternent en rien la qualité du drama. En revanche, s’il y a bien une chose à regretter : c’est sa fin déplorable !
Bon, à sa décharge, il est bon toutefois de préciser qu’initialement le drama devait compter 20 épisodes et non 17. L’acteur principal Kim Nam Gil étant appelé par le gouvernement coréen afin d’effectuer son service militaire à dater du 15 juillet 2010, les scénaristes n’ont eu d’autres alternatives que de raccourcir le drama à 17 épisodes.




















