Douceur, solidarité… ou Hunger Games ?
Le monde du travail entre femmes ? On imagine souvent une ambiance cocooning avec du thé à la camomille, des compliments sincères et des serre-têtes pastel. Spoiler alert : parfois, c’est plus Squid Game que Sex and the City.
Mais entre rivalités dignes d’un téléfilm de l’après-midi, amitiés inattendues et réunions sous haute tension, la vérité est bien plus nuancée (et souvent très drôle). Alors, on a enquêté, compilé des témoignages, gratté quelques statistiques… et même demandé aux hommes ce qu’ils en pensaient (ils sont largués).

Crépage de chignon, édition Girlie à paillettes
Qui n’a jamais vécu la guerre froide du post-it ? Exemple : Julie laisse « discrètement » un mot sur le micro-ondes parce que « certaines » (toi) ne nettoient pas leur soupe de lentilles explosive. Ou encore, Claire, la pro du « tu fais bien ton âge » dit ça comme un compliment. Bien sûr.

Selon une enquête de l’IFOP (parce qu’on adore les chiffres qui confirment ce qu’on sait déjà), 57 % des femmes avouent avoir déjà ressenti de la jalousie ou de la rivalité envers une collègue, et 1 sur 3 a déjà vécu une ambiance toxique exclusivement entre femmes.
Mais bon, on n’est pas que dans la rivalité stérile, heureusement !
Entre nanas, on ne se tape pas dessus. On fait bien pire : on fait semblant que tout va bien.
« J’ai dit à ma collègue que son diaporama était “très coloré”. Elle m’a remerciée, mais j’ai vu dans ses yeux qu’elle savait. » — Élodie, RH à Paris
Petites piques, silences éloquents, ou compliments passivo-agressifs, le crépage de chignon version 2025 est poli, maquillé, et souvent… hilarant (mais de loin).
Girl power : quand les collègues deviennent des alliées
Mais heureusement, on n’est pas que dans le drama ! Certaines rencontres professionnelles deviennent de vraies amitiés, et parfois même des bouées de sauvetage.
« Ma collègue m’a vue pleurer dans les toilettes après une énième remarque de notre boss. Depuis, on ne se quitte plus. On se soutient, on s’échange nos tips, et on débriefe tout sur WhatsApp. » — Sonia, assistante de direction à Lyon

¤ D’après une enquête LinkedIn x OpinionWay (2024) :
- 70 % des femmes disent avoir noué au moins une amitié forte dans le cadre professionnel
- 45 % affirment que ces relations ont contribué à leur bien-être mental au travail
- Et 1 sur 5 a même développé un projet pro ou perso avec une ancienne collègue
Traduction ? Oui, de temps en temps, on se tire dans les pattes. Mais fréquemment, on se serre aussi très fort les coudes.
Et les hommes dans tout ça ?
On ne pouvait pas passer à côté de l’avis des mecs (histoire de rire un peu).
« Je comprends jamais si elles s’aiment ou si elles se détestent. Un jour elles partent déjeuner ensemble, le lendemain elles s’ignorent. C’est fascinant. » — Thomas, chef de projet, 34 ans
« Franchement, les ambiances tendues entre femmes sont souvent plus dures à gérer pour l’équipe. C’est plus subtil, mais aussi plus durable. » — Julien, manager, 41 ans

D’autres, plus lucides, admettent que « les tensions entre femmes sont habituellement mal interprétées », comme si c’était juste de la jalousie alors que parfois, bah… c’est uniquement une divergence de style ou de vision au niveau du travail ou de l’organisation (Bien sûr, mon p’tit Léon).
En effet, dans la plupart des cas, les conflits ne sont pas liés au genre, mais à la culture d’entreprise, au stress, aux rivalités encouragées par la hiérarchie ou d’autres collègues… et parfois, juste à une mauvaise journée.
Conclusion : De la tension… mais surtout de la résilience
Travailler entre femmes, c’est comme aller à un brunch surprise : on ne sait jamais si on va finir par rigoler autour d’un avocado toast ou s’écharper à propos du planning de vendredi.
Mais derrière les tensions, il y a de la force, de l’intelligence émotionnelle, et une sacrée capacité d’adaptation. Parce qu’entre deux messes basses à la machine à café, les femmes construisent, soutiennent, innovent, s’élèvent – et ça arrive qu’elles partent voir si l’herbe est plus verte ailleurs, juste pour bosser entre vraies sœurs de galère.
Vous imaginez bien que si je vous raconte tout ça, aujourd’hui, et si je me penche très fort sur le sujet ; c’est que je le vis en ce moment même ! De la baston, il y en a ! Mais de l’amitié, aussi ! Et c’est ce qui me motive à me rendre au taf ! Après… comme on dit, le venin de la vilaine vipère n’atteint pas le joyeux colibri vivace que je suis ! Et prout !

Top 5 des phrases passives-agressives entre collègues à la maternelle (version ATSEM puisque j’en suis une)
- « Oh, tu fais comme ça toi ? »
= C’est pas DU TOUT comme ça qu’on m’a appris, mais vas-y hein. - « T’inquiète, c’est moi qui ai nettoyé (encore). »
= Compte bien que je le marque mentalement dans mon tableau des injustices. - « Moi je mets les enfants au calme, mais chacun sa méthode. »
= Traduction : T’es en train de faire n’importe quoi mais je vais pas te le dire frontalement (pas devant les petits, en tout cas). - « Il est trop mignon, même s’il met un peu le bazar. »
= J’ai passé 45 minutes à ramasser ses Lego et son pipi, mais je vais garder le sourire. - « Ah, t’es partie pile à 16h30 hier ? T’avais quelque chose ? »
= J’ai noté, sache-le.
Top 5 des phrases qui veulent dire “je t’aime bien”, version collègues de maternelle
- « J’ai gardé un dessert pour toi avant que tout le monde les prenne. »
= Je t’aime plus que mon goûter. - « Je t’ai fait couler ton café, je savais que t’aurais pas eu le temps. »
= T’es une vraie soldate, moi je te soutiens. - « Je prends les enfants, va te poser deux minutes. »
= T’as la tête d’une guerrière en burnout, je suis ton back-up. - « Viens, je vais te montrer un TikTok de maîtresse. »
= Moment de décompression validé entre collègues complices. - « J’ai dit la même chose que toi pour soutenir tes propos. »
= Sororité en action, ma belle.
Top 5 des comportements féminins à la maternelle que seules les collègues captent direct
- Ton haut trempé dès 8h42 et personne ne demande pourquoi.
= C’est la routine. T’as juste été attaquée par un robinet, du pipi ou un câlin baveux. - Le “je vais aux toilettes” qui veut dire “je vais souffler 3 minutes sur les chiottes, et j’ai pas honte.”
= Zen attitude, version carrelage froid. - Le regard “SOS” quand t’entends un bruit suspect du coin peinture.
= Code rouge : enfant armé de gouache sans surveillance. - Le sac à main rempli de mouchoirs, pansements, épingles à cheveux, sucre, stylos et petites voitures volées dans la classe.
= Sac magique certifié ATSEM. Le Graal. - La petite danse de joie silencieuse quand un enfant s’endort enfin après 18 minutes de roulades.
= La victoire du siècle. Et ta collègue le sait. Elle valide.






4 réponses à “Boulot, brioches et bitchages : LE MONDE DU TRAVAIL entre NANAS”
4 expériences avec des collègues féminines majoritaires : 1/meh, mais contexte économique particulier ; 2e/sortez-moi de là ; 3/ au secours ; 4/très cool !
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Un peu pareil. J’attends l’année qui se déroulera sans accrocs mais je commence à ne plus y croire. Du coup, j’essaie de rester en retrait le plus possible. Mais parfois, ce n’est pas possible.
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bonjour, comment vas tu? pour avoir bossé dans un milieu essentiellement féminin dans l’animation, c’est un milieu plein de jalousies et de coups bas. aucune sororité, tous les coups dans le dos sont permis. ça m’a vaccinée. je préfère les entreprises mixtes. avec les autres risques que ça comporte. passe un bon dimanche et à bientôt!
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Coucou, week-end chargé mais ça va. Et toi ? T’as bossé en anim ? Bah ça alors ! Ne m’en parle pas, je vois le genre. Je m’entends avec mon équipe d’animatrices sur le temps de midi mais j’ai entendu pas mal de choses, en effet. Chez les atsem c’est un peu pareil. Ceci étant dit, j’ai une équipe, en majorité très chouette. Je dis bien en majorité. Mais il y a toujours des problèmes avec d’autres, malheureusement. Je préfère également lorsqu’il y a des hommes. Ça temporise beaucoup, mine de rien. Joyeuses pâques.
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