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« J’aime pô les ISEKAI ! »

Gueut Chéri, 24 ans (*keuf* *keuf* *keuf* *tousse* le double, ouais), fan hardcore de tous les isekai existants, meurt en pleine convention d’anime après avoir englouti 6 ramens et 3 litres de soda 0%. Il se réveille dans un monde fantasy ultra-cliché, ravi d’enfin vivre « son rêve de toujours ».
Mais plot-twist : Élisa, sa femme réaliste, cynique et anti-isekai, est là aussi, invoquée par accident. Elle ne supporte ni les elfes, ni les systèmes de niveaux, et encore moins les héroïnes en bikini-armure (sauf Erza mais elle ne vit pas dans un isekai).

Ensemble, ils doivent survivre dans ce monde sans s’étriper, gérer les PNJ lourds qui veulent intégrer le harem de Gueut Chéri, trouver un moyen de rentrer (‘fin pour Élisa) et éventuellement, sauver le monde sans faire de drame (lui essaie, elle râle).

Voilà, à quoi pourrait ressembler le pitch pour l’isekai de notre couple !

« Je suis un otaku des isekai réincarné dans mon genre préféré… sauf que ma femme, qui déteste les isekai, a été invoquée avec moi et veut juste rentrer à la maison »

ce serait un bon titre à cette histoire !

Mais qu’est-ce qu’un isekai ?

Les isekai (異世界), ce sont ces histoires japonaises où un personnage (souvent un(e) ado ou un jeune adulte) est transporté dans un autre monde — littéralement, isekai signifie « autre monde » en japonais. C’est un genre super populaire dans les animes, mangas, light novels, et même les jeux vidéo.

Les caractéristiques

Ce qui m’agace dans ce genre

C’est trop redondant !

On en regarde un et on a l’impression de les avoir tous vus ! Ne me balancez pas d’œufs pourris de dragon ! Il faut dire qu’il existe un certain schéma auquel on n’échappe pas. Soyons francs !

Le monde tourne autour du protagoniste. Il n’existe aucune vraie difficulté (tout est résolu facilement grâce aux pouvoirs cheatés). Les antagonistes sont très méchants ou très bêtes (pas réellement de nuances). La guilde du personnage principal est fréquemment composée de héros secondaires similaires. Le monde fantastique qui manque de profondeur ou d’originalité (Si les isekai étaient des séries live, ils seraient tournés dans les mêmes décors).

Comment je vois les isekai

Le point commun de tous les héros d’isekai

Ils sont morts de la manière la plus random possible — camion, nouilles glissantes, accident de bibliothèque — et deviennent ensuite des dieux dans un autre monde.
Moralité : attention quand tu sors les poubelles. « Je me suis réincarné(e) en peau de banane moisie », te pend au nez !

Le harem isekai résumé

Le héros dit bonjour.
Une elfe, une démone, une princesse, une slime et une dragonne humanoïde tombent amoureuses.
Il ne remarque rien, car il est trop pur ou trop occupé à sauver le monde avec son pouvoir de fabriquer des cookies explosifs.

Les stats RPG

Tu peux mourir dans ta vie normale, mais dans l’autre monde, t’as un écran HUD intégré et des points d’XP juste parce que t’as mangé une pomme magique.

Le mentor mystérieux

Il te donne une quête capitale, puis disparaît pour aller faire ses courses. Spoiler : il revient à l’épisode 11 avec une révélation sur ton père.

Mon rêve

Réincarnée dans un monde fantastique… mais au lieu de combattre, je deviens influenceuse lifestyle chez les elfes et je vends des soins à base de bave de vouivre made in Korea !

Les titres à rallonge qui piquent les yeux (et la cervelle)

Ces longs titres sont devenus un phénomène à part entière, limite un « mème » dans la communauté. Tu lis le titre et tu connais tout le synopsis rien qu’en un souffle.

Le marché du light novel et de l’isekai est ultra compétitif au Japon. Il y en a littéralement des centaines qui sortent chaque année. Un titre long et précis attire direct l’attention et résume le pitch en une phrase. Pour les férus du genre, il peut donner envie de cliquer ou lire sans même voir la couverture ou l’affiche.

C’est également une tendance éditoriale. Les maisons d’édition japonaises misent souvent sur les titres qui peuvent être SEO-friendly (optimisés pour les recherches en ligne). Un titre long avec des mots-clés accrocheurs, c’est plus facilement trouvable sur Google ou les plateformes de lecture.

Exemple de titre : I Was Reincarnated as a Villainess, but My Harem of Beautiful Boys Keeps Saving Me

Les isekai qui cassent les codes

Konosuba: God’s Blessing on This Wonderful World!

Un classique de la parodie isekai
Kazuma meurt (de manière ridicule), est réincarné avec une déesse inutilisable (Aqua), et forme une team de bras cassés.
Humour absurde, zéro glamour, beaucoup d’auto-dérision sur les tropes habituels.

Cautious Hero: The Hero Is Overpowered but Overly Cautious

Le héros est trop fort… mais refuse de se battre s’il n’est pas sûr à 1000% de gagner.
Une parodie du héros cheaté, où chaque action est exagérément prudente.

Reborn as a Vending Machine, I Now Wander the Dungeon

Oui oui, un isekai où le héros devient… un distributeur automatique.
Complètement absurde, mais surprenamment bien écrit et drôle.


Re:Zero – Starting Life in Another World

Subaru meurt et recommence sans arrêt, façon checkpoint de jeu vidéo.
Angoisse, traumatisme, désespoir… ici, l’isekai n’est pas du tout un monde de rêve.

Mushoku Tensei: Jobless Reincarnation

Un loser réincarné dans un monde fantasy, mais avec un vrai travail sur son développement personnel.
Mélange de magie, aventure et drame humain avec des personnages complexes (attention : thèmes matures et controversés).

Now and Then, Here and There (très différent, plus ancien)

Pas un isekai joyeux : guerre, dictature, esclavage.
Un des rares isekai sombres et réalistes — rien n’est idéalisé.


The Rising of the Shield Hero

Le héros est accusé à tort dès son arrivée et rejeté par tous.
Lutte contre l’injustice, construction lente, critique du monde parfait qu’on attend d’un isekai.

How a Realist Hero Rebuilt the Kingdom

Plutôt que de combattre, le héros reconstruit économiquement un royaume en ruine.
Isekai gestion, avec de la stratégie politique, économie, relations diplomatiques…

Ascendance of a Bookworm

Une jeune femme réincarnée dans un monde médiéval sans livres, et qui décide de créer l’imprimerie.
Intimiste, doux, très axé culture et savoir au lieu de baston.


My Next Life as a Villainess: All Routes Lead to Doom!

Une fille se réincarne dans un jeu de drague… mais dans le rôle de la méchante !
Super drôle, décalé, avec un twist romantique inversé (reverse harem).

The Devil is a Part-Timer! (Reverse isekai)

Le roi démon arrive dans le Japon moderne… et doit bosser chez MgRonald’s
Parodie inversée du genre, très fun, avec une touche de critique sociale.

Uncle from Another World

Un oncle revient d’un isekai après 17 ans… et raconte ses mésaventures en mode « ok boomer ».
Humour méta, nostalgie Sega, absurdité totale.

En tout cas, j’ai beau fuir les isekai comme la peste, Gueut Chéri les voient comme une évasion du quotidien. Ils lui rappellent sa période gamer lorsqu’il jouait une trollette rousse à couettes parcourant les donjons de World Of Worldcraft. C’est familier et il aime cet univers fantasy peuplé d’elfes, de gobelins, d’orcs, d’hybrides et de slimes. Les filles en culotte, c’est en option ! Mon oeil surveille plus strictement que celui de Sauron ! Non mais !

Mais au fait, petite question du moment… Solo Leveling, c’est un isekai ou pas ?

Spoiler alert : Non. Enfin… pas vraiment. Mais on comprend la confusion.

Contrairement aux isekai classiques où le héros est envoyé dans un autre monde, Sung Jin-Woo reste dans son propre monde : une version alternative de la Corée du Sud où des portails et des monstres apparaissent.

Pas de réincarnation. Juste un gars mal noté au classement des chasseurs… qui obtient un “système” façon RPG qui le rend progressivement over-fraudé.

Donc Solo Leveling, c’est de la power fantasy moderne + système de jeu, mais pas isekai pur jus.
Un peu comme si un isekai décidait de squatter le monde réel en mode furtif.

Pour le mot de la fin, je dirais que la japanimation et bien entendu, toute la mangasphère sont bien assez vastes pour que chacun y trouve son compte. Je préfère les détectives, les exorcistes et les ninjas qui vivent dans notre monde, celui du passé, du futur ou dans un monde alternatif qui leur est propre.

Mon système de stats en fin d’article ?

J’ai gagné +10 en sarcasme et -5 en patience.

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