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SERAPH OF THE END

SERAPH OF THE END ou OWARI NO SERAPHU est un manga de TAKAYA KAGAMI qui paraît en 2012 avant d’être adapté par WIT STUDIO (Shingeki no Kyojin) en 2015. Et c’est précisément la version animée qui nous intéresse aujourd’hui.

Disponible sur NETFLIX

En furetant sur la plateforme en quête d’un petit quelque chose à me fourrer dans la rétine, je me suis arrêtée sur Seraph Of The End. Vampires… SF… Fantastique… Mouais… au premier abord, j’ai cru renifler de l’isekai (sous-genre de la fantasy dans lequel le personnage se retrouve piégé, voire se réincarne dans un monde parallèle où il effectue des quêtes). ET JE FUIS LES ISEKAI COMME LA PESTE (au grand dam de Chéri) !
Et puis zut, tentons…
24 épisodes pour 2 saisons, c’est somme toute, relativement court. Pourquoi pas… C’est avec cet état d’esprit que j’ai mollement lancé le premier épisode.

SYNOPSIS

Un virus mortel décime la plupart de l’humanité n’épargnant que les enfants de moins de 13 ans. Les vampires en profitent alors pour les asservir. Yu, Mika et les autres enfants de l’orphelinat Hyakuya sont emmenés, de force, dans les souterrains. Contraints à offrir leur sang, ils ne valent pas mieux que du bétail aux yeux des immortels.
Vomissant cette situation, les deux garçons élaborent un plan d’évasion. Même si le monde en surface n’existe plus, le besoin de liberté les pousse à tenter l’impossible.
Un soir, ils partent, un plan de la ville en main. Plan volé à Ferid, un vampire aristocrate, fourbe et hautain. À quelques pas de la délivrance, ce dernier les rattrape se délectant du profond désespoir qui ruissèle sur le groupe d’enfants.
Yu parvient à s’échapper, laissant derrière lui, sa seule famille…

Un scénario captivant mais prévisible

L’intrigue suit donc Yu, un orphelin déterminé à venger sa famille adoptive, massacrée par les suceurs de sang. Il rejoint alors l’armée impériale démoniaque pour affronter ces créatures.

L’univers de Seraph of the End pose des bases solides avec ses luttes entre humains et vampires, ses complots militaires et ses secrets autour des expériences menées sur les enfants par la secte Hyakuya. Cependant, si le scénario est prometteur, le développement reste assez léger. L’opposition entre Yu et Mika, transformé en vampire (spoil dans l’opening – on le sait de suite), s’avère trop linéaire. De plus, l’histoire est bourrée de clichés : le héros colérique et naturellement puissant, les ennemis qui deviennent amis, et des révélations sans réel suspens.

Des personnages attachants mais parfois stéréotypés

Si Seraph of the End parvient à captiver, c’est en grande partie grâce à son casting de personnages charismatiques.

Malgré tout, les interactions entre les personnages sont réussies et donnent du relief à l’histoire, notamment grâce à des dialogues bien écrits et des moments d’émotion sincères.

Une animation et une OST de qualité

L’un des gros points forts de l’anime réside dans sa direction artistique. Wit Studio livre une animation fluide et dynamique, notamment lors des combats, qui sont bien chorégraphiés et impressionnants. L’univers gothique et l’ambiance apocalyptique sont bien retranscrits grâce à une palette de couleurs sombres et à des décors immersifs.

Côté bande-son, Seraph of the End frappe fort avec une OST magistrale signée Hiroyuki Sawano (Toujours Shingeki no Kyojin).

Verdict : un bon divertissement

En résumé, Seraph of the End est un anime qui séduit par son univers intrigant, son ambiance sombre, son animation soignée et sa bande-son immersive. Le bémol réside dans sa similitude avec bon nombre d’autres animes. Des noms pointaient dans ma tête durant mon visionnage. Ooooh The promised Neverland… Oooooh L’Attaque des Titans avec ses bataillons… Aaaaaah mais c’est un Black clover #2 là… Purée, c’est le fils caché d’Eren et de Naruto… Bref, vous l’aurez compris, on manque d’originalité. CEPENDANT, sans m’en rendre compte, j’ai englouti les épisodes avec une jubilation non dissimulée. Alors, non, ce n’est pas l’anime de la décennie (ni même de l’année) mais il a la particularité de nous embarquer avec lui tout en nous jetant quelques paillettes dans les yeux.
Après réflexion, je suis persuadée que le manga est bien mieux construit et qu’il y a eu volonté de synthétiser l’histoire tout en permettant l’attachement aux personnages. Les scans que je compte lire me témoigneront ou non du contraire…

Une saison 3 ?

Jusque là, envisager une saison 3 était impensable. Il n’existait pas matière du côté manga. En effet, l’anime englobait toute l’histoire des tomes publiés. Depuis, 40 nouveaux chapitres sont venus étoffer la narration. La demande du public, charmé par la série, est très forte. Croisons les doigts !

Thèmes bibliques dans SERAPH OF THE END

Seraph of the End ne suit pas fidèlement une trame biblique, mais il reprend de nombreux éléments liés à la fin du monde, aux anges, au sacrifice et au péché humain. Il s’inspire de concepts religieux pour créer un récit tragique où l’humanité tente de contrôler des forces qui la dépassent, ce qui la conduit à sa propre perte.

En ce sens, l’anime offre une vision proche du mythe biblique, où l’orgueil humain, les luttes de pouvoir et la volonté de s’élever au rang des dieux entraînent inévitablement la destruction.

Le mot « Seraph » (Séraphin) fait référence à un ordre d’anges dans la tradition biblique. Les séraphins sont décrits comme des êtres célestes enflammés, souvent associés à la purification et à la justice divine.

Dans l’anime, le Seraph of the End est une expérience menée sur des humains pour activer un pouvoir destructeur divin. Cela pourrait être vu comme une perversion de l’image biblique des séraphins : au lieu d’être des anges de lumière, ils deviennent des armes dévastatrices utilisées par les humains. Cette idée s’aligne avec le concept du péché originel où l’homme tente de s’approprier un pouvoir divin, ce qui conduit souvent à des catastrophes.

L’Apocalypse et la fin du monde

L’histoire commence avec un événement apocalyptique : un virus mystérieux extermine la majorité de la population adulte, laissant les enfants vulnérables face aux vampires. Cela rappelle l’Apocalypse selon Saint Jean, où de nombreux fléaux frappent l’humanité comme punition divine après que les 7 clairons (les trompettes) aient sonné, un à un.

Dans la Bible, l’Apocalypse est marquée par des guerres, des destructions et l’intervention d’anges et de créatures surnaturelles. Ici, on retrouve une structure similaire avec un monde en ruine, des conflits entre humains et créatures démoniaques (les vampires), et des forces supérieures (les Séraphins et les démons) qui influencent les événements.

Les expériences scientifiques sur les enfants dans l’anime pourraient aussi être comparées à la marque de la Bête mentionnée dans l’Apocalypse, où les humains sont « marqués » par un pouvoir supérieur et perdent leur libre arbitre.

Je ne suis pas une férue de religion mais j’ai été frappée par ces détails. J’ai forcément effectué quelques recherches. ATTENTION ! Je n’atteste pas de ces similitudes. Ce n’est peut-être que le hasard. Mais si oui, le hasard fait bien les choses…

Et pour finir, l’opening

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2 réponses à “SERAPH OF THE END”

    • Hellooooow ! Oh purée, je crois que je déteste ça maintenant ! À contrario, Chéri adoooore ! Bah du coup, on regarde des trucs chacun de notre côté ! Et toc ! 😅🤣🤣🤣

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