L’histoire vraie d’un drama… sans héros
Quand on me parle de saison des pluies, j’imagine tout de suite une scène de drama coréen : une fille mélancolique sous un parapluie transparent, perdue dans ses pensées, avec une belle bande-son signée. Et justement, avant de partir en Corée, je me suis jurée de vivre ce moment. J’ai donc glissé dans ma valise un très beau parapluie transparent, afin d’être prête pour mon instant « actrice principale d’un K-drama ».
Ce que je n’ai PAS inclus dans ma valise, c’est un truc tout bête : des chaussures adaptées à la pluie. Résultat ?
Me voilà, sous une pluie persistante, à Séoul, en sandalettes à talons compensés (fraîchement achetées pour le voyage), quand soudain… les lanières se décollent. Une trahison digne de Squid Game. J’ai fini, trempée, boitillante, dans une boutique inconnue, priant pour qu’ils aient ma pointure (35,5 — autant dire une légende urbaine dans certains pays – heureusement que ce n’est pas le cas en Corée).
Au final, j’ai réussi. Mais mes sandalettes, elles, ont fini à la poubelle, mortes pour la cause.
Voici donc un petit guide de survie si tu pars au Japon (ou en Corée) pendant la fameuse saison des pluies. Pour que toi, au moins, tu sois préparée.

C’est quoi cette fameuse “saison des pluies” ?
Au Japon, on l’appelle tsuyu (梅雨), littéralement « pluie de prunes » (car elle tombe pile durant la saison des prunes, c’est poétique hein ?).
En Corée, c’est 장마 (jangma), et c’est un tout autre délire. Entre mi-juin et fin juillet, attends-toi à de longues journées moites, lourdes, et soudainement détrempées. Ce n’est pas juste “il pleut un peu” — c’est plutôt “tu doutes de l’existence du soleil”.
Petite différence :
- Au Japon, tsuyu peut varier en intensité selon les régions. Tokyo est souvent plus clémente que Kyushu.
- En Corée, c’est fréquemment tout ou rien. Et quand c’est tout, c’est la douche intégrale.

Ce que j’ai appris à mes dépens : les erreurs de débutant(e)
Tu veux faire la drama queen sous la pluie ? Oui, mais pas n’importe comment. Voici les erreurs que j’ai faites, pour que tu ne les refasses pas :
- Porter des chaussures ouvertes avec de la colle douteuse = À oublier
- Prendre des vêtements en coton blanc = mauvaise surprise au niveau de la transparence
- Croire qu’un parapluie suffit = non, tes jambes et ton sac vont tout de même finir trempés
- Ne pas avoir de chaussettes ou chaussures de rechange = très long trajet en mode floc floc

Les vrais indispensables pour survivre avec style
Chaussures imperméables ou solides
→ Priorité au confort ET à l’adhérence. Glisser dans le métro japonais ou coréen, c’est non.
K-way stylé
→ Il y en a des jolis, même au Japon (chez Uniqlo par ex). Ça évite d’avoir les bras trempés malgré ton parapluie fancy.
Sac plastique pour ton parapluie mouillé
→ Les Japonais le font TOUS. Au pire, il existe des distributeurs à sachet ou des machines pour sécher les parapluies, à l’entrée des commerces et autres lieux publics.
Mouchoirs + lingettes
→ Pour la sueur, l’humidité, ou essuyer la larme que tu verseras sur tes chaussures sacrifiées.
Un maquillage léger
→ Avec un très bon fixateur pour finaliser un maquillage qui priorise le teint plutôt que quelque chose d’élaboré, si tu ne veux pas ressembler à un Yokai un soir d’Halloween.

Ce que ça change quand tu es sur place
- Les rues brillent, les néons se reflètent, tout devient plus cinématographique (et glissant).
- Les bus et métros sont blindés, car personne ne veut marcher.
- Les cafés sont ton refuge → siroter un matcha latte en regardant la pluie tomber = ambiance Pinterest garantie.
- Ton linge met 3 jours à sécher, même avec la clim. C’est que la moiteur est féroce !





Mon conseil ultime : la pointure d’urgence
Si tu fais une petite pointure , sache que tu vas peut-être devoir chasser la licorne.
Mais heureusement, ce n’est pas impossible en Asie ! Les petits pieds sont presque une normalité chez les dames. Apprends juste à dire :
🇰🇷 En coréen :
작은 사이즈 있어요? → “Jakeun saijeu isseoyo?” = “Avez-vous une petite taille ?”
(Mime avec les mains toujours utile)
🇯🇵 En japonais :
小さいサイズはありますか? → “Chiisai saizu wa arimasu ka?”
Et n’aie pas peur de pointer tes pieds désespérément mouillés. Ça fait passer le message.
Conclusion : La pluie, ça mouille… mais ça rend créatif
Je ne te dirai pas de ne pas y aller à cette période. La saison des pluies a son charme. Mais vas-y préparé(e). Car même les héroïnes de drama, avant de pleurer dans les bras du héros, elles ont des chaussures qui tiennent la route.
Et si jamais, toi aussi, tu dois enterrer une paire de sandales en voyage… sache que tu n’es pas seule.





