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ISLAND, le drama qui exorcise ton ennui

Island – Quand les démons sont plus sympas que certaines crises existentielles

Casting : Kim Nam Gil, Lee Da Hee, Cha Eun Woo, Sung Joon
Genre : Action, fantastique, exorcismes, âmes tourmentées et brushings parfaits
Plateforme : TVING (et Amazon Prime chez nous)

Pourquoi j’ai cliqué sur Island (et pourquoi j’ai bien fait)

Alors déjà, mettons les choses au clair : Kim Nam Gil, c’est un argument suffisant pour cliquer sur un drama sans lire le résumé. Je savais à peine de quoi parlait Island, mais j’ai vu son nom, une ambiance sombre et une épée, et j’ai dit : Banco. Et franchement, je n’ai pas regretté.

Dès les premières minutes, j’ai senti que ce drama allait me parler : combats stylés, mystère, tension, gros mythos mystiques, et cette fameuse alchimie entre les personnages qui m’a tout de suite accrochée. On est à mi-chemin entre le drama d’action et le conte tragique revisité. Le genre de série que tu lances pour te vider la tête et qui te surprend à t’investir émotionnellement (et à crier sur ton écran à cause de certaines décisions douteuses…).

Le début : une île, un démon sexy et une tension palpable

Dès les premiers épisodes, Island ne fait pas dans la dentelle. On est propulsé sur l’île de Jeju, pas pour faire du tourisme, mais pour assister à une baston de niveau apocalyptique entre des démons possédés et un Van à la cool, armé de son katana magique et de ses traumatismes bien rangés.

Kim Nam Gil incarne Van avec ce charisme glacial qu’on lui connaît : le regard qui tue, la mâchoire contractée de l’homme qui a trop souffert, et cette aura de « je te protège même si je vais probablement mourir dans d’atroces souffrances ». Dès qu’il entre en scène, on sait qu’on va passer un bon moment.

Le webtoon à l’origine du drama

Avant de devenir une série à succès sur Amazon Prime Video, Island était un manhwa culte publié entre 1997 et 2001, scénarisé par Youn In-wan et illustré par Yang Kyung-il. Cette série mêle habilement thriller, horreur et fantasy, avec une ambiance sombre et oppressante, des personnages complexes et une intrigue riche en rebondissements.
En 2016, Island a été réédité au format webtoon sur la plateforme Naver, rendant l’œuvre plus accessible à une nouvelle génération de lecteurs.
En 2024, les éditions Pika ont annoncé la publication de Island – Hell on Jeju, une suite directe de la série originale, prévue pour début 2025 dans leur collection Wavetoon.

Le dessin de Yang Kyung-il est l’un des points forts de Island. Son style en noir et blanc crée une ambiance sombre et oppressante, accentuant les moments de tension et d’horreur. Les scènes d’action sont dynamiques et fluides, avec une attention particulière portée aux détails des combats et aux expressions faciales des personnages.

Mais revenons au drama

Une alchimie qui électrise l’écran

Le vrai kiff de ce drama, c’est l’alchimie entre les personnages. Et quand je dis alchimie, je parle pas de celle qui fait des potions dans une grotte, non. Je parle de regards intenses, de tensions non dites, de moments suspendus qui nous font hurler « MAIS EMBRASSEZ-VOUS BORDEL ». Même si bon, y a pas de bisous dans Island, mais on sent que ça mijote fort.

Van (Kim Nam Gil) et Mi Ho (Lee Da Hee) forment un duo complexe : entre fascination, rejet, sauvetages de dernière minute et vieilles réincarnations, leur relation est un feu d’artifice émotionnel. Et n’oublions pas Yohan, le prêtre super stylé joué par Cha Eun Woo, qui vient ajouter un peu de lumière au tableau (Il serait pour parfait pour le rôle de Sung Jin Woo dans un live de Solo Leveling).

Les scènes entre eux, c’est un peu « Drôle de trio sauve le monde en se jetant des regards dramatiques ». Et franchement, on en redemande.

Vers l’épisode 10 : crise de larmes et overdose de « je suis trop faible »

Bon… autant être honnête : à partir de l’épisode 10, Mi Ho m’a perdue.

Autant j’avais adoré sa version indépendante, forte, sarcastique – autant là, elle passe en mode « je ne peeeeux paaaas, je suis un fardeau, laisse-moi mourir au ralenti dans les bras de Vaaaaan »… et ça devient un peu pénible. Une fois, ok. Deux fois, ça passe. Dix fois ? Là je crie au scandale ! J’avais comme une envie de lui emmêler la tignasse ! Mais bouge, bon sang !!!!!

Et je ne suis pas seule à le dire : plusieurs fans ont noté cette baisse de régime du personnage. D’un coup, Mi Ho semble oublier qu’elle est la clé de tout, une réincarnation badass, et se met à pleurer toutes les deux scènes. Un peu de vulnérabilité, oui. Un océan de larmes à chaque confrontation, non merci.

La voici en pleine crise de « Laissez-moi, les démons pas beaux, j’en peux plus ! »

Scénario : grandiose… mais un peu désordonné

Le drama a une base solide : un lore riche, une esthétique dark très réussie, des combats nerveux et une bande-son qui tabasse. On sent qu’il y a un vrai univers derrière, avec des règles, des enjeux, des flashbacks mystérieux… mais parfois, ça part dans tous les sens.

Entre les révélations mystiques, les possessions en série et les retours en arrière sur 800 ans, certains épisodes manquent de clarté. Et la tension monte… puis redescend… puis remonte… puis retombe dans un bain de larmes de Mi Ho. Ça peut frustrer. Ah, celle-là, j’vous jure…

Certains personnages secondaires, comme le frère démon ou la mystérieuse mamie prêtresse, auraient mérité d’être plus développés. On sent qu’il y avait de la matière, mais le drama a préféré se concentrer (un peu trop) sur les états d’âme de l’héroïne.

La fin, si on peut appeler ça une fin (elle fleure la saison 2), est barbante. On a envie que ça se termine. Un suspense en pacotille s’installe et ça part dans tous les sens ! Tous les styles se mélangent. On se sent complètement dépassé.

SPOIL

Toutes les portes des enfers s’ouvrent – ça en fait du peuple à Jeju ! Une armée de grands machins enragés débarque. Et v’là que ça tire avec des balles d’eau bénite made in Vatican. Excalibur triple de taille. Le prêtre BG se prend pour Gojo avec supplément led dans les yeux ! En parlant d’oeil… d’autres ont de la poussière de perle dedans. Bref, C’est trop ! Autant dans un webtoon, ça passe. Autant dans un drama, c’est un peu plus difficile à avaler.

Mention spéciale : Yohan, prêtre de jour, modèle Instagram la nuit

Impossible de ne pas faire une parenthèse sur Cha Eun Woo. Son personnage de prêtre-exorciste-beau-gosse-un-peu-psychopathe-avec-des-loupiottes-dans-les-yeux est là pour sauver des âmes… et pour faire chavirer le cœur des demoiselles à chaque sourire. Malheureusement, je trouve qu’il est un peu sous-utilisé, mais sa simple présence rehausse chaque scène.

Si quelqu’un peut exorciser n’importe quelle jouvencelle et la convaincre de retourner à l’église rien qu’avec une mèche rebelle et une voix grave… c’est bien lui.

Verdict final

Ce qu’on aime :

Ce qu’on aime moins :

En résumé

Un bon gros délire surnaturel avec du style, des épées, des démons et des regards de braise. Island, c’est le genre de drama qui commence fort, brille par son trio principal, puis perd un peu le rythme en route. Mais entre Van le tourmenté, Mi Ho l’agaçante-mais-quand-même-importante et Yohan le prêtre de rêve, on passe un sacré bon moment à défaut d’être divin.

À voir sur AMAZON PRIME

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3 réponses à “ISLAND, le drama qui exorcise ton ennui”

  1. bonjour, comment vas tu? je suis en train de regarder ce drama. j’avoue que je me suis lancée uniquement pour Cha Eun Woo… mais je ne regrette pas (pour le moment) c’est le genre d’histoire qui me plait. passe un bon mercredi et à bientôt!

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