Ce drama coréen Heartbeat (2023) est aussi connu sous le nom My Heart Is Beating. Prépare-toi, ça va saigner…
Heartbeat – ou comment rater sa transformation de vampire… à un jour près.
Imaginez : vous êtes un vampire qui rêve de devenir humain. Vous avez attendu 100 ANS. Cent ans, hein. Pas cent minutes, pas cent jours. Et là, bam, on vous réveille UN JOUR TROP TÔT et tout foire. Bravo Seon Woo-hyeol, champion olympique du mauvais timing.





Le pitch en bref
Woo-hyeol, vampire sexy au brushing toujours impeccable (même après un siècle dans un cercueil en bois d’aubépine), veut devenir humain pour sentir son cœur battre par amour. Il lui reste une dernière chance d’y parvenir, selon une légende obscure, rapportée par un homme-chat. Mais il se réveille trop tôt et se retrouve mi-homme, mi-vampire, mi-galère. Il finit en coloc avec Joo In-hae, une infirmière aussi chaleureuse qu’un congélateur. Elle a autant de patience qu’un diable de Tasmanie, et lui, n’a aucun tact.


Les Personnages
Woo-hyeol, ce roi du drama
Lui, c’est un vampire vintage. Il s’habille comme s’il allait en soirée mais… en 1890. Il veut devenir humain parce que « les émotions, c’est beau ».
Il est gentil, maladroit, et il a des yeux de chiot perdu, dans un monde de factures, de dettes et de sang de boeuf.
In-hae, glacée mais stylée
Elle te sert des regards qui peuvent tuer un démon. Mais à l’intérieur ? Elle fond plus vite qu’un Chocobon dans une poche de jean en été. C’est la reine du sarcasme, et clairement la seule personne capable de mordre un vampire et de lui dire :
« Dégage de chez moi. »
Dong-Seob, l’éternel majordome
Ce gars, c’est l’homme à tout faire des buveurs de sang. Toujours là avec la sagesse d’un grand-père ninja et les vibes d’un concierge de Poudlard.
Il gère le manoir, le bar, les soucis logistiques et les états d’âme de Woo-hyeol comme si c’était une to-do list banale. Par contre, il gère moins bien son restaurant de tteokbokki. En même temps… quand on ne peut pas goûter à sa propre cuisine…
Sang-Hae, le pote vampire relou mais attachiant
C’est celui qui vit encore à fond sa best-vie immortelle, en mode « Carpe Noctem ».
Il drague tout ce qui bouge, fait des commentaires déplacés et débarque toujours quand il ne faut PAS.
Mais bon, il est drôle, il connaît toutes les rumeurs du monde vampirique, et il a un cœur (probablement volé à un humain, mais chut).
C’est le genre à dire :
« Boire du sang, c’est ringard. Moi je fais des sorbets avec ! »
Do-Sik, le soupirant d’In-hae : Monsieur « Je suis inquiet mais je préfère regarder de loin »
Il est là, discret. Il est du genre « je suis amoureux mais j’ai la discrétion d’un post-it fluo ».
Toujours prêt à aider, à faire des regards tristes derrière une pile de dossiers, et à faire semblant de pas être jaloux quand Woo-hyeol débarque.
C’est le roi des presque-déclarations : « je voulais te dire un truc… mais non c’est rien, bonne journée. »
Na Hae-Won, la fille riche tête à claques qui convoite tout ce qui n’est pas à elle
Cette queen vit dans un monde parallèle fait de draps en soie, de manipulations politiques et de monologues façon Hamlet.
Elle parle comme si elle sortait d’un opéra et elle ne fait RIEN sans que ce ne soit un plan machiavélique sur 15 épisodes.
Son énergie ? « Je t’ai trahi, mais avec élégance. » (… en cassant quelques verres quand même)
Kim Gwang-Ok, le voisin qui ne pige rien à ce qu’il se passe
Il entend des bruits bizarres, il voit des gens disparaître, mais il ne dit jamais rien parce que… ce ne sont pas ses oignons.
On lui commande un costume, il le fait sur-mesure et le garde 5 ans, sans se poser de questions, juste parce qu’on lui a dit de le faire.
Hae-Sun, le fantôme d’une ex (parce qu’il en faut toujours un)
Elle hante les souvenirs, les couloirs, et les flashbacks. Elle est là juste pour te rappeler que personne ne peut être heureux dans un K-drama sans qu’un/e ex décédé/e ne vienne souffler sur les flammes naissantes de l’amour.


















Ce qui fonctionne bien
L’alchimie des personnages
Woo-hyeol est un vampire vieux-jeu, coincé entre traditions et gadgets modernes, un peu candide mais ultra touchant. In-hae est l’anti-héroïne typique : blessée, franche, et loin des clichés de la fille naïve. Elle a grandi seule et ne se laisse pas faire. Elle crie beaucoup aussi… Ensemble, ils créent un duo drôle et attendrissant, digne d’une comédie romantique bien rythmée.
Le ton hybride
Heartbeat jongle habilement entre humour (parfois absurde), romance timide et petites pointes de mélancolie. Ce n’est jamais trop sombre, mais jamais complètement léger non plus. On sent que le drama veut parler de solitude, de marginalité et de ce que veut dire « être humain »… sans faire la morale.
L’esthétique et l’ambiance
Les décors sont soignés, avec ce mélange de vieux manoir, ruelles nocturnes et touches modernes qui donnent un charme particulier. Mention spéciale à la garde-robe de Woo-hyeol, mi-poète, mi-influenceur goth dévalisant les centres commerciaux de Séoul avec la carte d’In-hae.
Ce qui divise (ou ce qui aurait pu être poussé plus loin)
Le rythme parfois inégal
Certains épisodes traînent un peu, avec des scènes qui tournent en rond ou des sous-intrigues secondaires qui peinent à s’imposer (coucou le triangle amoureux tiède). Il faut bien tenir 16 épisodes.
Les personnages secondaires sous-exploités
Ils ont du potentiel, mais ils manquent de développement réel. On aimerait plus de profondeur, surtout du côté des autres vampires et du « passé » du héros.
La mythologie vampirique pas assez explorée
Le drama lance des idées cools (demi-vampire, rituels, coexistence, etc.), mais il ne va pas plus loin. Il reste en surface. Il y avait possibilité de creuser davantage le folklore et de rendre le scénario un poil plus épique.

Heartbeat ou le grand retour des codes vintage des dramas 2000’s
Heartbeat, sous ses airs modernes, a des vibes très marquées drama années 2000 – ces dramas un peu naïfs, bourrés de codes récurrents qu’on adore détester ou qu’on déteste adorer.
Allez, on enfile notre pull « nostalgie coréenne », et on regarde ça de plus près.
L’incontournable colocation forcée (avec tension sexuelle en option)
Deux inconnus (souvent que tout oppose) se retrouvent à vivre ensemble, contre toute logique.
Ici, In-hae et Woo-hyeol se retrouvent dans la même maison, situation typique des dramas de l’époque (Full House, My Lovely Sam Soon) :
« Je ne t’aime pas. Mais je dois vivre avec toi. Donc je vais râler. Tout le temps. Et ensuite je vais tomber amoureuse. Voilà. »
L’amour interdit entre deux mondes
Amour impossible à la Roméo & Juliette, version fantastique ou sociale : riche / pauvre, humain / fantôme, humain / robot, humain / kimchi…
Ici, le twist surnaturel rappelle les grands moments de My Girl, You’re Beautiful ou My Love from the Star.
C’est le bon vieux schéma « on ne peut pas être ensemble… mais on va quand même faire une quinzaine d’épisodes de regards intenses. »
La blessure intérieure non traitée (trauma chic)
In-hae a un cœur congelé depuis l’enfance, Woo-hyeol est seul depuis 400 ans. Et au lieu d’aller en thérapie, ils font le ménage ensemble pour panser leurs blessures émotionnelles (font la lessive avec leurs pieds, vont au parc d’attraction, tombent malade, etc…)
On retrouve cette sensibilité dramatique qu’on voyait dans des séries comme I’m Sorry, I Love You, avec une touche plus légère.
Les flashbacks tragiques avec filtre sépia
Oui, les filtres jaunes sont de retour, et avec eux les scènes au ralenti, les robes traditionnelles, et les promesses brisées sous la pluie (ou dans la neige).
Impossible de ne pas penser à des dramas comme Winter Sonata, où chaque souvenir semble sponsorisé par une boîte de mouchoirs et une bande-son au piano.
La méchante classe et raffinée qui tire les ficelles
Un personnage secondaire bien habillé, souvent une ex (ou comme ici, le sosie/réincarnation d’une ex), qui surgit pour semer la zizanie avec des sourires passifs-agressifs et des répliques cinglantes.
Elle est la version 2020 d’un vieil archétype comme dans Boys Over Flowers : la belle manipulatrice qui croit que l’amour est un jeu et qu’il s’achète.
Le héros naïf / lunaire qui découvre le monde moderne
Woo-hyeol est un vampire bloqué dans une époque révolue, qui découvre les néons, les frigos et les téléphones comme s’il venait de Mars.
Ça me rappelle My Love from the Star, mais avec le ton naïf et maladroit d’un Rooftop Prince ou Queen In-hyun’s Man. Le choc temporel reste une valeur sûre.
L’OST qui te prend par les tripes
Mélodies douces, ballades poignantes, refrains qui reviennent pile quand quelqu’un pleure ou se fait larguer.
Et là, tu es propulsé en 2007 avec ton MP3 en train de chialer sur la voix de Baek Ji-young (je me vois encore en train de chanter à tue-tête son titre « Don’t Forget » – Ost d’IRIS).
Heartbeat, c’est Full House avec des canines.
Le même ADN : amour qui grandit dans la gêne, les engueulades et les petits gestes du quotidien.
Mais là où Full House jouait la comédie romantique old-school 100 % humaine, Heartbeat rajoute une couche de mélancolie et de réflexion sur l’humanité qui donne une sensation un peu plus douce-amère.
Verdict
Heartbeat n’est peut-être pas le drama le plus original du genre, mais il a du cœur, du charme, et une vraie tendresse dans sa narration. C’est une petite série sans prétention qui parle d’humanité, d’attachement, et du poids du temps… tout en faisant des blagues sur les buveurs de sang.
À regarder si tu veux :
- Une romance surnaturelle sans prise de tête
- Des personnages attachants (même s’ils dorment dans un cercueil)
- Des vibes cosy-goth façon “vampire chez IKEA”
À éviter si tu cherches :
- De l’action à la Buffy
- Une mythologie surnaturelle dense et cohérente
- Un drama ultra sérieux

BONUS
LE QUIZ by me
1. Ta boisson préférée, c’est :
A. Un bon thé chaud, préparé avec amour et souci du détail.
B. Un espresso très fort pour rester éveillé à guetter les dramas.
C. Du sang de type O+ (vegan si possible).
D. Une boisson énergisante que t’as trouvée au fond du frigo.
E. Un vin millésimé, mais que tu bois dans un verre en cristal noir.
2. Si tu étais dans une colocation avec un vampire, tu…
A. L’organiserais avec un planning, des règles de vie et un balai à chacun.
B. Soupçonnerais une embrouille, mais tu garderais le silence.
C. Lui ferais découvrir TikTok et les brochettes de sang caillé.
D. Serais la coloc. froide, distante, mais irrésistiblement attirante.
E. Ferais semblant d’ignorer tout ça, mais tu installerais des caméras partout.
3. Ton style, c’est plutôt :
A. Classique et soigné, genre majordome qui respire la sagesse.
B. Casual avec une pointe de tristesse chic.
C. Fantaisie gothico-futuriste. Tu pourrais défiler à la Fashion Week Vampires.
D. Simple, élégant, et toujours prêt à soigner quelqu’un.
E. Pyjama troué, mais avec un long manteau dramatique par-dessus (faut ce qu’il faut).
4. Dans un drama, ton rôle idéal serait :
A. Le bras droit fidèle qui règle tout dans l’ombre.
B. L’ami amoureux qu’on ne remarque pas assez.
C. Le vampire stylé avec un passé tragique.
D. L’héroïne badass mais émotionnellement bloquée.
E. Le mec chelou du coin qui pige rien mais qui s’en sort
5. Ta devise dans la vie ?
A. « Organisation avant tout, même en enfer. »
B. « J’aurais dû lui dire ce que je ressentais… »
C. « Sang frais, cœur chaud. »
D. « J’ai pas le temps pour les sentiments. »
E. « Je suis pas sûr de ce qu’il se passe, mais j’apporte des chips. »

Résultats
🅐 Majorité de A – Tu es le majordome éternel
Sérieux, fidèle, ultra-compétent. Tu pourrais gérer un royaume en tongs. Tu inspires le respect… et la peur quand le linge n’est pas plié.
🅑 Majorité de B – Tu es le collègue humain discret
Trop gentil pour ce monde. Un cœur en chamallow dans une enveloppe de pull gris. On te veut comme ami, mais tu mérites une love story épique !
🅒 Majorité de C – Tu es le vampire fêtard relou mais attachant
T’es là pour le fun, la mode, les galères existentielles et les punchlines. Tu mets l’ambiance dans les soirées… et parfois un peu de chaos.
🅓 Majorité de D – Tu es In-hae
Tu caches tes émotions sous 12 couches de sarcasme, mais à l’intérieur t’es un chamallow glacé qui ne demande qu’à fondre. Respect.
🅔 Majorité de E – Tu es le voisin à l’ouest
Tu flottes dans un univers parallèle. Les gens se battent, pleurent, se transforment… toi tu passes avec ton café et tu fais « ah tiens, ils tournent un film ? »
Allez, sur ce… je vais scruter la pénombre, des fois qu’une chauve-souris volerait dans le coin. Je me suis prise de sympathie pour les vampires.





