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Au ISSHIN, c’est 3 fois ou rien

168 rue Montmartre, 75002 Paris

Le premier ISSHIN RAMEN s’est implanté près des Grands Boulevards. À l’époque, il fallait s’armer de courage et de patience pour espérer y manger. L’immense file d’attente longeant ce restaurant immersif aux couleurs du Japon témoignait du succès de l’établissement ouvert par le chef Shu Hasegawa.


De l’extérieur, on voit les lampions surplombant les noren (tentures japonaises) à travers les bais vitrées. Les cuisiniers s’affairent à l’intérieur. On jalouse ceux qui entrent en premier et qui s’apprêtent à découvrir ce lieu dépaysant.

Enfin ! C’est le moment ! Dur de suivre prestement la jeune fille au kimono qui grimpe les escaliers sous le torii qui rappelle le sanctuaire Fushimi Inari de Kyoto. Ma tête pivote dans tous les sens. Partout où je pose les yeux, il y a un détail que j’aimerais enfermer dans mon appareil photo. C’est grandiose !
Le Sans-Visage du Voyage de Chihiro tricote tranquillement en haut des escaliers. Totoro surveille le comptoir devant la cuisine ouverte. Des yokai vous mettent en garde lorsque vous cherchez les toilettes. Des fûts de sake attendent la maturation. Doraemon, gonflé à l’hélium, flotte dans les airs. Il y a même un arbre à souhait sur lequel pendent toutes les bénédictions implorées par les clients. Les boiseries et les lanternes insufflent une ambiance chaleureuse mais presque iréelle.

LE MENU

Sur la table, une carte simplifiée avec peu de plats. Entrées, donburi et ramen la composent. Que choisir ? Tout semble si bon…
Je me damne volontiers pour un tori Kara-age ou pour un bouillon tonkotsu (au porc). J’hésite entre le Mayu ou le Shinmen. J’AI FAIM ! Et les effluves me titillent de plus en plus ! Ce sera donc un Mayu avec supplément tamago (oeuf mi-mollet) !

Le bol arrive et…déception. Il manque de générosité. L’oeuf est arrivé à part et complètement gelé. Il tremblotait à demi ! Le bouillon manquait de profondeur. La bière commandée n’est jamais parvenue jusqu’à moi mais elle trônait bien sur l’addition. Petite joute verbale avant de régler.

Pour me consoler, j’ai exploré le restaurant jusqu’au sous-sol où se trouvent les WC. La petite pause qui s’impose !

Mais quelle surprise !

Au pied des escaliers se trouve une salle privative dans un style traditionnel. Les portes coulissantes, ornées d’un panneau représentant la grande vague de Kanagawa, s’ouvrent sur une grande table. Les étagères proposent livres et manga. C’est cozy, zen et loin du brouhaha qui émane du dessus.

En face de cette salle, une fontaine coule sous des branches de sakura en fleurs.

Plus loin, les toilettes ! Les néons qui se reflète dans l’énorme miroir, leur lègue une atmosphère cyberpunk. Elles sont très propres (ah si, c’est important).

88 rue de Baudricourt, 75013 Paris

Lorsque le second établissement a ouvert dans le 13ème arrondissement (le quartier que je squatte en long et en large), j’ai voulu retenter l’expérience… 2 fois ! Bien que le quartier regorge de restaurants asiatiques, il manquait une adresse où déguster des ramen.

Bien plus petit, l’endroit reste esthétique et incite au voyage sans en faire autant que son prédécesseur. Le menu reste inchangé. Si la queue devant la porte est moindre, il faudra poireauter aux heures de pointe et manger sur le pouce quasiment collé à son voisin. L’accueil est moins sympathique, ici… Un peu expéditif…

J’opte pour la version « spéciale » des ramen. Le tamago est inclus, ainsi que 4 tranches de chashu. Je me souviens encore des quantités au Isshin Montmartre.
Petit Bébou veut goûter au kara-age et au tori katsudon (bol de riz, poulet pané et oeuf battu). Lui apprécie le voyage. La satisfaction se lit sur son visage. Malheureusement, je reste sur ma première impression. Le point positif est que culinairement parlant, les différences n’existent pas chez les 2 Isshin.

Pour conclure, bien que l’enseigne prône une cuisine authentique, je n’ai pas été convaincue. C’est bon mais pas excellent. Le goût ne nous propulse pas à Tokyo n’y ailleurs au Japon. Les bols de ramen sont vite engloutis et les bidons grognent très vite. Cependant, il n’est pas exclu que j’y retourne après de fastidieuses courses chez Tang Frères ou Paris Store… Il y a des ramen dans le coin et c’est bien !

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